Le jour se lève, chaque matin.
Pour beaucoup, c’est joie, promesse de rencontres, d’activités, d’amitiés, d’amours, de plaisirs.
Mais pour beaucoup aussi, c’est détresse.
Détresse de chaque jour, interminable. De chaque nuit, interminable. Jusqu’à la fin, désirée et parfois accomplie, dans cette acmé de la souffrance qui mène au suicide.
Détresse. Qu’il vaudrait mieux écrire au pluriel. Sinistre pluriel ! Détresses : solitudes, maladies, dépressions, troubles psychiatriques, en soi ou chez un proche, fins de vie, deuils, ruptures, divorces, chômages, pauvreté, alcoolisme, drogues, brutalités, incestes …
Les plus spectaculaires ne sont pas forcément les plus torturantes. Détresse absolue de cette vieille dame, totalement isolée, qui nous confie dans un sanglot étouffé : « Mon téléphone ne sonne jamais ».
Téléphone, justement. Une simple écoute, bienveillante, tolérante, patiente, rassurante car totalement anonyme et toujours disponible, aide à soulager ces détresses, à desserrer l’angoisse. Oh, un peu seulement. Probablement pas pour longtemps. Mais « cela vaut », qui aide un homme, une femme en souffrance.
Cette écoute, 2 200 bénévoles de S.O.S Amitié l’assurent 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. Oui, même la nuit de Noël, même au creux des vacances, des femmes et des hommes de S.O.S Amitié sont disponibles. Prêts à entendre, à comprendre, à accueillir. A Aimer.
Bénévoles, donc. Mais leur formation, longue, exigeante, interactive et continue, tout au long de leur parcours d’écoutant coûte cher. Coûtent chers aussi, les postes d’écoute : location, entretien, assurances, …
Donner à S.O.S Amitié, c’est nous permettre d’agir, pour continuer à lutter contre toutes ces souffrances qui ravagent, ici et maintenant, des êtres humains.
Donnez, c’est agir.
Donnez …






