Intervention de Nicole Viallat

Vous pouvez aussi télécharger le compte-rendu complet de la 1ère Journée Nationale de l’Écoute du 6 octobre 2010.

 Nicole Viallat réside à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis. Après une carrière dans le privé puis dans l’administration, elle est une senior active. Entrée comme écoutante bénévole à S.O.S Amitié Ile-de-France en 1988, elle y est devenue quelques années plus tard, membre du Conseil d’Administration puis Vice-présidente en 2002 et Présidente en 2006.
Elle vient d’entamer en 2010 un deuxième mandat de Présidente. «A travers toutes ces années de bénévolat, j’ai beaucoup appris sur les autres et sur moi-même. Cette expérience confirme tous les jours qu’il faut croire à la solidarité humaine et que l’écoute est un merveilleux moyen de soutenir les êtres humains en situation de détresse.»

Mme Nicole VIALLAT

Madame la Présidente, Monsieur le Médiateur de la République, Mesdames, Messieurs, je suis émue et fière d’avoir l’honneur de procéder à l’ouverture de la première journée nationale de l’Écoute, à l’occasion du cinquantième anniversaire de S.O.S Amitié.

Je voudrais tout d’abord remercier tous les intervenants ainsi que notre sténotypiste qui, grâce à leur présence bénévole, ont permis que ce débat sur le thème de l’écoute pour vivre ensemble puisse avoir lieu, dans cet endroit prestigieux et cher à mon cœur, puisque j’y ai travaillé pendant 25 ans, et ces remerciements s’adressent particulièrement à Mme Michèle André, Vice-Présidente du Sénat, Sénatrice du Puy-de-Dôme et Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, qui a accepté immédiatement de nous accorder son Haut Patronage et de nous parler de son expérience passée et présente à l’écoute.

C’est le 12 octobre 1960 à Boulogne-Billancourt qu’un pasteur, Jean Casalis et sa femme Louisette, s’inspirant de ce qui se passait en Angleterre avec les Samaritains, eurent l’idée de créer en France un service d’écoute anonyme au téléphone pour venir en aide à tous ceux qui envisageaient le suicide comme solution à leurs problèmes. Ils bénéficièrent alors de l’aide financière d’un mécène, Georges Lillaz, patron à l’époque du BHV…

En ce temps là, aucune autre association d’écoute n’existait (et pas même le SAMU).

En 1961, cette activité d’écoute devient Association loi 1901. Soutenue par la Fédération protestante de France, l’Église catholique et le consistoire israélite, l’association « l’amitié SOS par téléphone » transforme son nom en « Sos Amitié » et deviendra laïque en 1970 ; d’autres lieux d’écoute naissent en France et une structure fédérale nationale est créée permettant de gérer les intérêts communs des postes et surtout de définir une charte déontologique ; C’est la naissance de la Fédération nationale qui est reconnue d’utilité publique en 1967.

Aujourd’hui, ce sont 1800 écoutants bénévoles répartis dans 50 lieux d’écoute en France dont un en langue anglaise et une structure dédiée à Internet et au Chat (en partenariat avec Télé Accueil à Bruxelles), qui assurent des permanences 24 heures sur 24 tous les jours de l’année et répondent à quelque 720 000 appels par an. Durant ces 50 ans, les écoutants de S.O.S Amitié ont reçu plus de 15 millions d’appels.

C’est dire combien l’écoute est au cœur de notre activité et est notre vocation. Je voudrais rappeler ici la mémoire d’Eugène Claudius Petit, ancien Ministre et Député, qui en sa qualité de Président de notre association nous habitua à faire évoluer en permanence notre réflexion ; d’ailleurs nos écoutants viennent d’origines diverses, afin que nous ne diffusions pas une pensée unique ; nous croyons en la diversité de l’Homme et en la puissance de l’écoute, une écoute toujours nécessaire pour tenter de comprendre les problèmes auxquels notre société est confrontée et aider ceux qui souffrent.

Notre écoute spécifique est centrée sur la personne qui appelle, elle permet des moments privilégiés entre écoutants et appelants ; Elle est reconnue par tous pour sa qualité et son utilité mais il nous paraît essentiel de promouvoir l’écoute à un niveau plus général et j’espère que tous les témoignages de cette journée contribueront à faire comprendre la nécessité d’une meilleure prise en compte de cette belle valeur qu’est l’écoute, que ce soit dans nos relations familiales, amicales ou professionnelles.

A cet effet, je remercie particulièrement Monsieur Jean-Paul Delevoye, d’avoir accepté d’être notre premier grand témoin à travers sa très riche expérience d’écoute en tant que Médiateur de la République.

Enfin, avant de passer la parole à Mme André, je voudrais remercier également tous les participants qui se sont déplacés aujourd’hui, qu’ils soient écoutants, membres des autres associations d’écoute, journalistes, partenaires sans oublier nos donateurs sans lesquels nous ne pourrions pas vivre.

Merci de votre attention et bonne écoute !

Nicole Viallat réside à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis. Après une carrière dans le privé puis dans l’administration, elle est une senior active. Entrée comme écoutante bénévole à S.O.S Amitié Ile-de-France en 1988, elle y est devenue quelques années plus tard, membre du Conseil d’Administration puis Vice-présidente en 2002 et Présidente en 2006.

Elle vient d’entamer en 2010 un deuxième mandat de Présidente. «A travers toutes ces années de bénévolat, j’ai beaucoup appris sur les autres et sur moi-même. Cette expérience confirme tous les jours qu’il faut croire à la solidarité humaine et que l’écoute est un merveilleux moyen de soutenir les êtres humains en situation de détresse.»

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